Lundi matin, à peine parti que la tête tourne déjà. Une réunion qui coince. Un mail qui vous agace plus que de raison. Un trajet en voiture où vous vous surprenez à vous énerver pour rien.
Puis la goutte d'eau. Au boulot ou à la maison.
Au boulot, vous êtes le boss. Les autres obéissent. À la maison, vous vous mettez à l'écart. Seul. Qu'on vous foute la paix.
Les autres s'adaptent. Ils choisissent leurs mots. Ils tentent des rapprochements ou font des reproches qui ne passent pas. Mais dans le fond, ils n'ont pas tout à fait tort.
Et cette voix, à 23h, dans le noir :
« Pourquoi j'ai réagi comme ça ? »
Vous avez essayé de faire autrement. Au boulot, c'est plus facile, ils suivent. Mais dans le perso, les vieux réflexes reviennent. Parce que ce n'est pas un problème de technique. C'est une tête dans le guidon à qui on n'a jamais donné les clés d'un vrai tableau de bord émotionnel et relationnel.